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Louange
Sermon sur le Cantique, St Bernard de Clairvaux

Je te retiendrai par le frein de ma miséricorde ; je te relèverai en te faisant chanter mes louanges. (§ 2)

Je désire que vous ayez tous part à cette onction sacrée, à cette sainte ferveur qui se remémore les bienfaits de Dieu avec joie et action de grâces.
Car c'est un bon moyen pour alléger les peines de la vie présente, qui nous deviennent certes plus supportables, si nous savons exulter dans la louange de Dieu.
Et d'autre part, rien sur terre n'évoque mieux l'état de la demeure céleste que l'allégresse de ceux qui louent Dieu. (§ 1)
Je vous convie, mes amis, à détourner de temps à autre vos pas du souvenir fâcheux et pénible de vos cheminements, et à vous laisser conduire sur des routes plus aisées par la mémoire sereine des bienfaits divins.
Ainsi vous qui êtes couverts de honte en vous regardant, vous pourrez respirer dans la contemplation de Dieu.
Bien sûr la douleur en raison des péchés est nécessaire ; mais à condition qu'elle ne soit pas continuelle. Oui, il faut qu'elle soit entrecoupée du souvenir joyeux de la divine bonté.
Sermon sur le Cantique n°11, (§ 2 et 1,)

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Ici, un florilège de textes sur la prière :
- Louange, Bernard de Clairvaux
-
l'encens, Gilbert de Hoyland
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Autres florilèges
L'amitié, le baiser, la joie, la miséricorde, , le repos, le silence, la tradition.
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Liste
des extraits des écrits

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choeur

en communauté,
sept fois le jour


 

 

 

cloche

« A l'heure de l'office, dès qu'on aura entendu le signal on laissera tout ce que l'on avait en mains et l'on accourra en hâte.
Rien ne passera avant le service de Dieu » Règle de saint Benoît 43, 1. 3

 

 

 


coule

Le moine revêt la coule,vêtement réservé au temps de la prière communautaire.

« Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ » St Paul aux Romains 13, 14

 

 

 

 

 

 

lumiere

« Croyez en la lumière afin de devenir des enfants de lumière » Jean,12, 36

 

 

 

 

 

encens

Au cours de Vêpres, un moine attise l'encens

« Que nos prières devant toi s'élèvent comme un encens et nos mains comme l'offrande du soir. »

 

 

 

et dans la solitude oratoire

« Retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret. » Matthieu 6, 6

 

 

L'encens
  Prière, Gilbert de Hoyland

Qu'en est-il de l'encens ? Ne se montre-t-il pas d'une odeur très limitée tant qu'il reste en son état normal et granuleux ? Mais lorsque, soumis aux flammes, il s'est mis à fondre, il s'exhale tout entier en fumées d'un ample parfum. Pour la même raison, la prière ne te semble-t-elle pas pesante, paresseuse et alourdie comme par la lenteur du corps, si elle n'est enflammée par la force d'une parole de feu tout intérieure ? Ainsi pour ma part, j'interprète l'encens comme la prière en sa matérialité, et la fumée comme la prière en sa grâce. Que ma prière, comme un encens, se dirige en ta présence. Elle ne sait pas en effet, prendre un chemin direct jusqu'à Dieu, la prière qui ne s'est pas enflammée. Si elle sort d'un cœur froid, elle retombe immédiatement : elle ne peut être continuelle puisqu'elle n'est pas prompte. Elle souffre violence et ne se possède pas. Mais la prière totalement enflammée ne se possède pas non plus elle-même. La première se heurte à son effort, la seconde est emportée au-delà de son effort. La première fait effort et retombe, la seconde monte et dépasse son effort. La première se dirige en se faisant violence, la seconde s'élève volontairement. C'est à peine si l'une apparaît, alors que l'autre ne rencontre aucun obstacle. L'une est laborieuse, l'autre libre. L'une est triste, l'autre heureuse. La première est bonne, certes, mais la seconde est très bonne.
Sermon sur le cantique 14,6

Prière de Guillaume de Saint-Thierry

O Seigneur qui as créé toutes choses, tu as aussi vu que toutes les choses créées par toi sont bonnes immensément.
A la vérité, ce n'est pas pour le paradis que tu m'as créé, mais pour moi que tu as préparé le paradis, quand tu m'as fait homme sur la terre.
J'ai couru sur la voie de tes commandements, tandis que tu dilatais mon cœur. Je suis venu à toi, t'offrant mon cœur tout prêt, Dieu, mon cœur tout prêt qui disait : « Que veux-tu que je fasse ? » Et tu m'as dit : « Va, vends ce que tu as, et donne-le aux pauvres, et viens, suis-moi « (Mt19,21) Je suis parti, j'ai couru, j'ai vendu tout ce que j'avais, mon corps même, mon âme même ; aux pauvres, je n'ai rien donné, parce que je n'avais rien.
Et c'est à toi, Seigneur, que j'ai vendu tout ce que j'avais, et tu es toi-même mon prix. Tu sais que je n'ai rien retenu pour moi ; ou alors, si quelque chose m'a échappé et se cache encore en quelque repli de ma conscience, j'irai le chercher et fidèlement je te l'offrirai.

Oraison méditative, extraits n°4, n°11