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12 septembre : nous fêtons saint Pierre de Tarentaise

Cette simplicité avec les petits, cette grande charité envers les pauvres sont les caractéristiques de notre saint.

Dans la maison de son père, au temps de sa jeunesse, il avait eu le plus bel exemple de l’hospitalité chrétienne. Plus tard à Bonnevaux, mais à Tamié surtout, il avait eu l’occasion de l’exercer en grand. Là comme abbé, il veillait à ce qu’on prit un soin particulier des pauvres ; à tel point que la charité des moines de Tamié était devenue légendaire. Il se plaisait à recevoir lui-même à la porte les malheureux qui passaient et à leur donner de quoi refaire leurs forces

Son palais était devenu la maison des pauvres. Sa table était ouverte à tous et chaque jour il partageait son repas avec les malheureux. Pour les pauvres il se  dépouillait de tout, il allait même jusqu’à faire des largesses avec le bien des autres, il ne se le permettait qu’avec ceux de qui il était sûr d’être approuvé. Dans ses voyages le saint emportait toujours de quoi faire d’amples aumônes.

Dans sa vie tout entière on eût dit qu’il n’avait en vue que les petits. C’était à eux que s’adressait ses prédications, qu’il faisait tout à leur portée. Ce ministère des humbles était à tel point son partage qu’il avait pris en aversion les savantes et subtiles spéculations. Et s'il arrivait qu'il eût à prêcher devant un auditoire plus relevé qui ne se fût pas contenté de ses Instructions ordinaires il préférait confier ce soin à quelqu’un de son entourage. Pour sa part il visait uniquement à instruire, à consoler, à exhorter ; il savait aussi reprendre quand il le fallait. Il aimait mieux dire quelques mots seulement qui fussent à la portée de son auditoire, que dix-mille trop beaux pour être compris. Il s’ingéniait à leur faire comprendre les grands mystères de la foi.

Le soin qu’il avait des malades n’était pas moins grand que sa sollicitude envers les pauvres. La règle de Saint Benoît lui avait appris que le soin des infirmes doit passer avant tout et par-dessus tout, que l’abbé lui-même doit veiller à ce qu’on n’apporte aucune négligence dans cette office. Tout comme l’abbé est le père dans le monastère, ainsi l’évêque est le père du diocèse. En conséquence notre saint s’enquérait par toute la Tarentaise des invalides et des malades et se chargeait de leur fournir la nourriture et le vêtement.

Le Père des pauvres ne se contenta pas d’exercer ainsi la charité dans son particulier. Pour subvenir aux besoins d’un plus grand nombre, il organisa des œuvres de charité. De ses institutions, la plus importante et aussi la plus célèbre, à laquelle son souvenir est resté attaché, est celle qu’on connaît sous le nom de Pain de Mai. Elle consiste en une distribution de soupe à tout venant, faite à la porte de l’évêché par les soins de l’archevêque est aux frais de sa mense, pendant les 28 premiers jours du mois de mai.

Une autre grande œuvre de charité, celle des hospices, fit l’objet des soins particuliers de l’archevêque. L’hospice ou l’hôpital du moyen-âge n’avait pas pour destination de procurer des soins aux malades pauvres ni d’héberger les vieillards. Succédant aux auberges de l’époque romaine ces établissement avaient pour but de donner un abri aux voyageurs et de leur procurer la nourriture.

Notes tirées de "Vie de saint Pierre" par Anselme Dimier, archives Tamié

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