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Textes pour la liturgie de ce jour

20 août 2015 : le langage de l'amour, saint Bernard

20 août 2014 : prière - grenier

20 août 2013 : A la manière de saint Bernard - Frère Christophe,

SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX

bernardCes textes concernent la célébration de la fête de saint Bernard. Voir dans les pages d'histoire ce qui concerne sa vie et dans la table des matières repérer les extraits de ses écrits dispersés dans l'ensemble du site.


Textes pour la liturgie de ce jour

Prière d'ouverture de la messe
Seigneur Dieu, tu choisis certains hommes pour faire briller ta lumière dans la succession des époques ; accorde-nous de percevoir la clarté qui rayonne toujours de ton serviteur Bernard et de la refléter de manière vivante pour notre temps, toi qui règnes pour les siècles des siècles.

Prière après la communion.
Seigneur, fais-nous profiter de cette nourriture que nous avons reçue en la fête de saint Bernard. Encouragés par ses exemples et guidés par ses conseils, nous serons saisis d'amour pour ton Verbe incarné. Lui qui règne pour les siècles des siècles.

Lecture du livre de la sagesse (7, 7-10. 15-16)
J'ai  prié et le discernement m'a été donné.
J'ai supplié et l'esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle j'ai tenu pour rien la richesse ; je ne l'ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ; tout l'or du monde auprès d'elle n'est qu'un peu de sable, et, en face d'elle, l'argent sera regardé comme de la boue.
Plus que la santé et la beauté, je l'ai aimée ; je l'ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s'éteint pas. Que Dieu m'accorde de parler comme je comprends, et de concevoir une pensée à la mesure de ses dons, puisque lui-même guide la Sagesse et dirige les sages ; car nous sommes dans sa main : nous-mêmes, nos paroles, toute notre intelligence et notre savoir-faire.

Psaume 18
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie
la charte du Seigneur est sûre qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,  ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide il clarifie le regard
La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
plus désirables que l'or, qu'une masse d'or fin,
plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.
Aussi ton serviteur es est illuminé ; à les garder il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m'échappent.
Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil : qu'il n'ait sur moi aucune emprise.
Alors je serai sans reproche, pur d'un grand péché.
Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ;
qu'ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Evangile selon saint Jean 17, 20-26
Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi :
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi,.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux et toi en moi.
Que leur unité soit parfaite ; ainsi le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore : pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux.

20 Août 2018

Première lecture de la célébration eucharistique de ce jour :
Cantique des cantiques, 8, 6-7
« Que mon nom soit gravé dans ton coeur, qu'il soit marqué sur ton bras. Car l'amour est fort comme la mort,la passion est implacable comme l'abîme. Ses flammes sont des flammes brûlantes, c'est un feu divin ! Les torrents ne peuvent éteindre l'amour, les fleuves ne l'emporteront pas. Si quelqu'un offrait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, tout ce qu'il obtiendrait, c'est un profond mépris. »

Homélie prononcée par frère Raffaële à l'abbaye cistercienne de Tamié, le 20 août 2011

Frères et soeurs, je suppose que la plupart d'entre vous savent pourquoi la liturgie nous a proposé comme première lecture un passage du Cantique des cantiques. C'est que St. Bernard a écrit le plus beau commentaire du Cantique de toute l'histoire, excepté peut-être celui de son contemporain et ami Guillaume de Saint-Thierry. Tout a commencé, d'ailleurs, dans une chambre de l'infirmerie de Clairvaux, où les deux amis, l'un et l'autre malades, se sont retrouvés ensemble et ont décidé de remplir le loisir forcé de leur convalescence en lisant le Cantique et en partageant leurs réflexions sur le poème sacré. Bien des années plus tard, Guillaume évoquera cette mémorable rencontre en écrivant, avec une modestie sans doute excessive : « Bernard s'évertuait à instruire mon inexpérience des choses qu'on ne sait qu'en les éprouvant soi-même. » A partir de là, chacun des deux prit son envol de son côté et c'est ainsi que sont nés deux chefs-d'oeuvre absolus de la littérature médiévale et de la mystique chrétienne. Bernard n'a pas commenté directement le passage que nous venons de lire, car il s'agit de la conclusion du Cantique, et le commentaire de Bernard, interrompu par la mort de l'auteur, s'est arrêté bien avant, au chapitre 3.

Cependant, il y a dans ce passage deux phrases qui ont inspiré toute l'oeuvre de Bernard, toute son extraordinaire réflexion sur l'amour. Dans le temps limité qui m'est départi pour cette homélie, je ne pourrai m'arrêter que sur la première de ces deux phrases. L'autre sera pour l'an prochain, si Dieu m'accorde vie et salut. Voici donc cette phrase : « L'amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l'abîme. Ses flammes sont des flammes brûlantes, c'est un feu divin. »

Et maintenant, lisons l'admirable début du Sermon 79 sur le Cantique, qui constitue, à mon sens, un commentaire inégalé de ce verset.
Ô amour éperdu, véhément, brûlant, impétueux ! ...Toutes les pensées et toutes les paroles de l'épouse ne résonnent que de toi, tu es leur unique parfum, tant tu t'es conquis son coeur et sa langue... Dans ce chant de noces, c'est l'amour qui parle d'un bout à l'autre ; et si quelqu'un désire atteindre l'intelligence de ce qu'on y lit, qu'il aime. Sans quoi, c'est en vain que celui qui n'aime pas s'approche pour entendre ou lire ce poème d'amour. Car un coeur froid ne peut nullement saisir ce langage incandescent... Mais ceux-là qui ont reçu de l'Esprit le don d'aimer, savent ce que dit l'Esprit. Les paroles de l'amour leur étant bien connues, ils peuvent aisément répondre dans la même langue, c'est-à-dire par l'ardeur de l'amour.

Comment se fait-il que Bernard, un moine, un célibataire pour le Royaume des cieux, a pu écrire de tels propos sur l'amour ? Pour bien comprendre cela, il faut le situer dans le contexte de son siècle. Je crois que dans l'histoire de la culture européenne, le Xlle siècle a été le siècle de l'amour. C'est à cette époque que toutes les langues d'Europe, le français, le provençal, l'italien, l'allemand et l'espagnol ont commencé d'articuler leurs premiers mots, et ce furent des mots d'amour. Après des siècles où ils avaient été étouffés ou du moins réduits au silence, les sentiments recommençaient à s'exprimer dans la littérature. Car le XIIe siècle a été le siècle de l'amour courtois, qui a inspiré la poésie des troubadours et des trouvères et les romans de chevalerie.

Devant l'efflorescence de cette nouvelle littérature d'amour, les hommes d'église avaient le choix entre deux attitudes possibles.
Certains prirent une attitude de condamnation et de rejet en bloc de cette éclosion des sentiments tout à fait inédite.
D'autres, comme Bernard, Guillaume de Saint-Thierry et leurs disciples cisterciens, adoptèrent une autre attitude, beaucoup plus intelligente, à mon avis. Le trait de génie de Bernard a consisté en ceci : au lieu d'ignorer la culture de son temps ou de s'épuiser à la contrecarrer, il a su la mettre au service de son idéal monastique et spirituel. Il s'en est servi comme d'un tremplin pour conduire les âmes à l'amour de Dieu, en purifiant et en élevant cette culture, mais toujours à partir d'elle, des désirs et des sentiments qu'elle éveillait et exprimait.
Pour Bernard, ces désirs et ces sentiments ne doivent pas être refoulés, mais transposés sur un plan spirituel. Et ce d'autant plus que les postulants qui frappaient à la porte des monastères cisterciens étaient surtout de jeunes adultes qui avaient déjà une certaine expérience, directe ou au moins indirecte, littéraire, de l'amour humain. Aussi Bernard n'hésite-t-il pas à utiliser le langage de l'amour, que la littérature courtoise, ou même des expériences concrètes, avaient rendu familier à ses moines.
Mais, en recourant aux mots et aux images de la Bible, et surtout du Cantique des cantiques, pour exprimer les pulsions et les émotions humaines, il transpose cet amour humain sur un plan plus élevé, où les protagonistes du drame amoureux, l'époux et l'épouse, deviennent des figures symboliques de Dieu et de son peuple bien-aimé, ou de l'âme humaine aimée par Dieu.

Cette pédagogie de Bernard se révéla extraordinairement efficace : en témoignent la séduction qu'il exerça sur ses contemporains et la très vaste diffusion de ses oeuvres, non seulement dans les milieux monastiques, mais aussi dans la société séculière. Les Sermons sur le Cantique furent très vite traduits en langue vernaculaire, avec quelques adaptations pour les rendre plus accessibles au commun des lecteurs.

Il me semble que la pédagogie de Bernard garde toute sa pertinence aujourd'hui. Il demeure pour nous un modèle par sa capacité d'être à l'écoute de son époque, d'en saisir les aspirations les plus profondes et de les orienter vers Dieu à l'aide d'un langage suggestif, apte à captiver ses auditeurs et ses lecteurs.
Que l'Esprit-Saint donne à l'Église de notre temps et d'abord à nous, fils et disciples de St. Bernard, de savoir imiter l'exemple d'un si grand maître spirituel.

Vu et entendu au cours de ces semaines d'août 2018Témoignages :
Dans notre village, chaque dimanche, depuis quelques années, nous assurons "le service de la prière" : célébration eucharistique si le prêtre retraité n'a pas été appelé pour servir ailleurs, si non, célébration de la Parole. Nous ne sommes pas en zone touristique, cependant des vacanciers passent, s'arrêtent. Après avoir accepté de participer à notre célébration et avoir visité l'église qui présente quelques beautés, un couple nous dit ne pas être habituellement pratiquant "Si ç'avait été une messe on n'aurait sans doute pas accepté, mais nous avons aimé votre accueil amical, Qu'un si petit nombre de personnes se rassemble pour prier le dimanche, cela nous a intrigué. L'atmosphère chaleureuse, la simplicité des échanges et la ferveur nous ont conquis. Nous ne connaissons pas cela dans notre Finistère."

Il (Bernard) demeure pour nous un modèle par sa capacité d'être à l'écoute de son époque, d'en saisir les aspirations les plus profondes et de les orienter vers Dieu à l'aide d'un langage suggestif, apte à captiver ses auditeurs et ses lecteurs.
Ceux-là qui ont reçu de l'Esprit le don d'aimer, savent ce que dit l'Esprit...

20 août 2015

Le langage de l'amour

« Le douzième siècle reste dans l'histoire le siècle de l'amour »
Amour courtois que trouvères et troubadours excellaient à chanter à la cour des seigneurs,
Amour expérimenté dans la rencontre de Dieu, que des pères cisterciens ont su exposer à leurs auditeurs et lecteurs.

Bernard de Clairvaux a besoin de mots, d'images pour dire l'amour de Dieu et pour Dieu. Il découvre que ceux du Cantique des Cantiques lui conviennent : « C'est l'amour qui parle d'un bout à l'autre » (sermon 79).
Abbé de Clairvaux, il se doit d'enseigner chaque jour les moines. Pendant 18 ans, il le fera en commentant ce livre biblique. Il ne fait pas oeuvre d'exégète : « Je ne cherche pas à expliquer les mots mais à abreuver les cœurs » (sermon 16). Et il nous prévient :


« Si quelqu'un désire atteindre l'intelligence de ce qu'on y lit, qu'il aime. Sans quoi, c'est en vain que celui que celui qui n'aime pas s'approche pour entendre ou lire ce poème d'amour. Car un cœur froid « ne peut nullement saisir ce langage de feu » (Ps 118, 140). La langue de l'amour, pour qui n'aime pas sera une langue barbare ; « elle sera comme airain qui sonne ou cymbale qui retentit » (1 Cor 13,1). (Sermon sur le cantique 79, § 1)

« Un tel cantique, « seule l'onction de l'Esprit nous l'apprend », seule l'expérience nous l'enseigne.
Ce n'est point un bruit sorti de la bouche, mais une jubilation du coeur, ni un son produit par les lèvres, mais un mouvement de joie. Seuls l'entendent celle qui le chante et celui pour qui il est chanté, c'est-à-dire l'Époux et l'épouse. » (Sermon 1, § 11)

20 août 2014

Prière
Vraiment, il est juste et bon de te rendre grâce, Père très saint.

En ce jour de la fête de notre Père Bernard, nous voulons te rendre grâce pour tous les bienfaits dont tu l'as comblé.
Nous te rendons grâce pour ses nombreuses qualités, pour sa manière de pouvoir s'adresser à tous, pour sa compréhension des problèmes de toutes sortes, pour son ardeur à servir l'Eglise.
Nous te rendons grâce pour sa générosité, la disponibilité qu'il a montrée en répondant toujours présent pour servir la justice, la vérité, l'unité, la paix.
Nous te rendons grâce pour son attention aux plus petits, pour ses requêtes en leur faveur.
Noue te rendons grâce pour son amour de la pauvreté, de l'ascèse, de la prière, son goût de l'absolu,  pour son humilité.
Nous te rendons grâce pour ses limites, ses défauts, ses manques : ils nous disent que ce ne sont pas ses qualités qui ont fait sa sainteté.

En ce jour de la fête de notre Père Bernard, nous voulons te rendre grâce pour tous les bienfaits que nous recevons par lui.
Nous te rendons grâce pour tout ce qu'il a apporté pour le développement de l'Ordre cistercien.
Nous te rendons grâce parce qu'il a appelé sans cesse à la conversion, au progrès.
Nous te rendons grâce pour tous ses écrits qui nous parlent de Toi.
Nous te rendons grâce pour la place qu'il a su donner à l'Amour : il nous montre ainsi comment nous pouvons exaucer ton désir de demeurer en nous.

En ce jour de fête pour la famille cistercienne, nous te rendons grâce pour ceux que tu appelles à suivre ce chemin, pour tous ceux qui consentent jour après jour à s'appliquer à accueillir et répandre ton amour et ta paix. Accorde-leur de goûter ta vraie joie.


20 août 2013

A la manière de saint Bernard, scruter la Parole

"Vous voulez voir le Christ ? Commencez par l'entendre et par entendre parler de lui... L'ouïe vous restituera la vue, si votre attention est pieuse, fidèle, et vigilante." (sermon sur le cantique 28).
J'ai laissé Bernard ouvrir cette homélie. Nous voici situés par lui, non dans la claire vision mais dans l'écoute : Eglise qui reçoit aujourd'hui l'Evangile. Et c'est un peu comme à Clairvaux, dans la salle du chapitre, lorsque Bernard s'adressait à ses frères moines (et à bien d'autres, au-delà du cloître, car ses sermons étaient lus, sans doute parce qu'ils étaient compréhensibles !) "Il faut, dit-il, à notre habitude dégager la logique du texte et montrer le lien qui existe entre les paroles ; nous en extrairons ensuite si nous y parvenons, ce doux élixir qui nous servira à ordonner notre vie". Oh ! je souris un peu, cher Père... J'aime bien te lire, mais il m'arrive encore d'être un peu décontenancé devant ce que tu appelles "logique". Et pourtant, plus "sémite que cartésien", tu la dégages cette logique comme du lit d'un fleuve, d'une seguia, on dégage le courant. Avec toi, j'apprends à nager dans ce grand fleuve des Ecritures. Avec toi, "je quête l'intelligence du très profond mystère reclus dans ce ivre" (sermon sur le cantique, 1) Avec toi, "je chercherai dans les profonds recès de la parole sacrée son esprit et son sens vivant".

Cherchons l'esprit et le sens vivant de ce chapitre 17 de l'Evangile de saint Jean. Essayons d'en dégager la logique et de montrer le lien qui existe entre les paroles. Et puis, parce que le Mystère reclus ici, dans cette prière, est pour nous, pour notre vie, pour notre joie, nous pourrons, inch Allah, en extraire un doux élixir - des éléments vitaux, presque spirituels, - qui nous serviront à ordonner ici et maintenant notre vie c'est-à-dire à la remettre dans l'ordre de l'Amour.
Et d'abord, pour t'obéir, Abba Bernard : dégager la logique. Ce texte est une prière : Parole d'homme adressée au Père. La logique de cette prière, il me semble, c'est le don. C'est l'excès, la gratuité, la démesure. "Sa rédemption n'est pas avare : elle est la générosité même." Cette prière nous donne à voir la logique à laquelle Dieu se soumet : le Don oblige le Père, et le Fils ne fait rien qu'obéir au don.
Cette prière obéit à l'amour : cette prière est exaucée infiniment. Cette logique suscite l'émerveillement : celui de Bernard, le nôtre. "Dieu aime donc, et il aime de tout lui-même car c'est toute la Trinité qui aime" (Traité de l'amour de Dieu, 13) "L'immensité aime donc, l'éternité aime, la charité suréminente aime, enfin Dieu aime..."
Déjà nous pouvons extraire un doux élixir. Quand Jésus prie là, devant nous, au milieu de nous : le Don nous arrive. Il vient nous saisir, nous prendre en main. Il s'agit de Révélation, nous sommes révélés comme aimés. "Cette révélation, précise Bernard, se faisant par le Saint-Esprit (par le Don réalisé en chacun(e)) ne nous communique pas seulement la lumière de la connaissance, elle nous donne en même temps le feu de l'amour (cette révélation c'est un baiser). Ce baiser c'est l'invasion de la joie" (Sermon sur le Cantique, 2), sa joie en plénitude.

Frère Christophe, Notre-Dame de l'Atlas, Tibhirine, Extrait homélie cité dans Adorateurs dans le souffle.

 

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