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Semaine sainte,

De la Gloire à l'Humiliation
méditation de Guerric d'Igny

Si on considère à la fois la procession de ce jour et la Passion, Jésus apparaît bien sublime et glorieux d'une part, humilié et douloureux de l'autre. La procession fait en effet penser à l'honneur réservé aux rois ; la Passion met sous nos yeux la peine réservée au brigand. Ici la gloire et l'honneur l'environnent ; là il n'a ni forme ni beauté. Ici il est la joie des hommes et la fierté du peuple ; là l'opprobre des hommes et le dégoût du peuple. Ici on l'acclame : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » ; là on clame qu'il est digne de mort et on le raille de s'être fait roi d'Israël. Ici ils vont à sa rencontre avec des palmes ; là de leurs paumes ils le soufflètent au visage, et d'un roseau ils le frappent à la tête. Ici il est comblé d'éloges ; là il est saturé d'opprobres. Ici sa route est, à l'envi, jonchée des vêtements des autres ; là il est dépouillé de ses propres vêtements. Ici c'est comme le roi juste et le Sauveur qu'il est accueilli à Jérusalem ; là c'est comme un criminel et un imposteur qu'il est jugé et banni de Jérusalem. Ici il est monté sur un âne, assailli de marques d'honneur ; là il est pendu au bois de la croix, déchiré par les fouets, transpercé de plaies, abandonné des siens.
A ceux qui se sauvent, c'est-à-dire à nous, il était absolument nécessaire que le Christ, passant par la route de ce monde, traçât la route pour le suivre, aussi bien à travers la prospérité qu'à travers l'adversité. Il fallait que par son exaltation, suivie de son humiliation, il nous apprît à son exemple comment garder la mesure dans les honneurs, comment conserver la patience dans l'humiliation ou la souffrance. Lui a pu être honoré mais n'a pas pu s'enorgueillir ; il a voulu le mépris mais n'a pas connu l'abattement de la pusillanimité ou la morsure de la colère. En d'autres circonstances, lorsqu'on voulait s'emparer de lui pour le faire roi, il s'enfuit prêchant d'exemple ce qu'il prêchait en parole : de ne pas chercher le faîte des grandeurs. Aujourd'hui tout aussi bien, poursuivant un autre dessein, il se laisse honorer pour une heure, tout en gardant parmi les honneurs sa mansuétude, habituelle puisque naturelle : il offrait ainsi un modèle à ceux qui possèdent l'autorité.
Si nous voulons suivre notre chef sans broncher, à travers la prospérité comme à travers l'adversité, contemplons-le mis à l'honneur dans cette procession, soumis aux outrages et aux souffrances dans sa passion, mais toujours l'âme égale. Certes, Seigneur Jésus, si transformé que semble ton visage, qu'il apparaisse glorieux ou humilié, toujours on y voit luire la sagesse. De ton visage rayonne l'éclat de la lumière éternelle.
Que brille toujours sur nous, Seigneur, la lumière de ton visage ! Aux justes il se montre souriant et engageant, aux pécheurs, clément et bienveillant. Vraiment le visage de Jésus triomphant, tel qu'il faut le contempler dans cette procession est allégresse et joie ; le visage de Jésus mourant, tel que nous le méditons dans sa passion est remède et salut. C'est donc toi, joie et salut de tous, que tous bénissent de leurs vœux, qu'ils te voient monté sur l'âne ou suspendu au bois. Ainsi te verront-ils assis sur ton trône royal et te loueront-ils pour les siècles des siècles. A toi louange et gloire pour tous les siècles des siècles !

Références évangile : Luc, 19, 28-40 ; 22, 14- 23, 56

Guerric d'Igny, 3ème sermon pour les Rameaux, extraits

Jeudi-saint
Amour de Jésus serviteur

lavementpil m'a aimé jusqu'à l'extrême, l'extrême de moi, l'extrême de lui...
il m'a aimé à sa façon qui n'est pas la mienne.
Il m'a aimé gracieusement, gratuitement... j'aurais aimé que ce soit plus discret, moins solennel.
Il m'a aimé comme je ne sais pas aimer :cette simplicité, cet oubli de soi, ce service humble et non gratifiant, sans aucun amour propre.
Il m'a aimé avec l'autorité bienveillante mais incontournable d'un père ; et aussi avec la tendresse indulgente et pas très rassurée d'une mère.
L'amour se dévoilait et déjà il m'échappe. Il était là à mes pieds, tout à moi. Je n'ai pu le retenir.

Le voilà qui passe aux pieds du voisin et de Judas lui-même, de tous ceux-là dont on ne sait s'ils sont disciples en vérité, et qu'il m'a fallu accepter ; c'était le prix à payer pour rester avec Lui ; et pour avoir droit, ce soir, au pain et à la coupe.
Il a aimé les siens jusqu'à l'extrême, tous les siens, ils sont tous à lui, chacun comme unique, une multitude d'uniques.

C'est un exemple que je vous ai donné : la leçon de choses est là sur la table, avec ce pain et cette coupe à partager, mais le livre du Maître c'est ce geste de serviteur, cœur et corps livrés, là, de pieds en pieds, de frère en frère, pour graver la mémoire.
Rien de plus pur désormais qu'une assemblée de frères s'aimant de proche en proche, jusqu'à l'extrême de la patience et de la compassion, afin qu'aucun ne se perde de ceux que Jésus, notre frère, offre ce soir à son Père, comme son propre Corps et son propre Sang.

Frère Christian de Chergé, Fès, 13 avril 1995 - Cité dans « L'autre que nous attendons »
Terre cuite Gelineau


Vendredi-saint

Appelés à l'HUMILITE

C'est le lieu, c'est l'heure de nous laisser interpeller par ce thème.

Pourtant, l'humilité semble morte. Nous l'avons crucifiée, nous avons mis une croix dessus. Tout son comportement nous pesait, nous jugeait. C'était si humiliant pour nous de la sentir, à nos côtés, si humble, si douce de cœur, incompréhensiblement. Il avait TOUT pour réussir... tout ce dont nous rêvons. Et puis dirons certains, nous avons eu raison de le châtier. Tout cela cachait un orgueil incommensurable : prétendre avoir Dieu pour Père !

Et nous voici dans l'impasse ! Tout ce qui fait notre orgueil à nous est là aussi, pitoyable et nu, défiguré, ridiculisé par nous, crucifié avec Lui. Cette couronne fantoche, ce titre royal, ce trône surélevé, ce corps dépouillé, vidé. Et la Loi appliquée jusqu'au bout, et qui nous plante là avec notre haine et nos solitudes. Et cette fête de la Pâque inaugurée dans le sang, qui n'a déjà plus de goût. Et nous qui avons cru en Lui, il nous reste cette honte, cette tare qui renaît encore aujourd'hui : un Messie crucifié. Scandale, folie. On aimerait tourner la page, vite, et, qui sait, rebondir dans la fierté d'avoir eu raison. II en a ressuscité d'autres !

Et puis notre humiliation demeure. Nous n'avons pas à nous vanter. Si nous avions été là ! Nous ne sommes pas meilleurs que ceux qui tout à l'heure criaient : A MORT ! à MORT ! Le seul vrai « verset satanique » de l'Écriture, s'il est écrit, c'est parce que c'est nous qui l'avons proféré. Et il reste ECRIT, pour toujours. Dieu s'est servi de nous pour nous révéler à nous mêmes. C'est si vite fait de supprimer l'autre : son comportement nous gêne, son humilité nous humilie. Crucifions-le !

Mais non, l'humilité n'est pas morte. Déjà elle resurgit, elle est là, debout, au pied de la Croix, digne infiniment. MARIE ! Sa mère... et aussi le disciple qu'il aimait, et l'autre Marie. Un fleuve qui descend, une vie qui surgit. L'arbre sec qui reverdit.

Et nous voici pris de vertige. L'humilité n'est pas ce que nous avions cru. Et la vie non plus, et l'homme non plus. Nous nous y essayons. Pour nous, elle est habit d'Arlequin. Pour Lui, elle est tunique sans couture, tissée tout d'une pièce, depuis le haut, depuis le HAUT ! Celui qui vient d'en HAUT connaît ce secret de Dieu comme tous les autres.

Secret / vertige du VERBE qui n'en finit pas de s'incarner dans les moindres choses, jusqu'au bout : quelques gouttes de vinaigre pour dire : J'AI SOIF.
Vertige de I'ESPRIT qui n'a plus que la mort pour dire la vie : Il rendit l'Esprit !
Secret / vertige du Père même qui a tout accepté sans mot dire. Nous avons humilié Dieu à l'extrême. C'est nous qui avons crié toute à l'heure : Nous n'avons pas d'autre roi que César. Et Dieu s'est tu. Il a laissé faire.
Secret / vertige de I'homme appelé à plus grand que lui-même. Une vocation qu'aucun orgueil ne peut imaginer ! ECCE HOMO ! Voici I'homme ! Humus, humain, humilité : nos pauvres mots sont là pour dire la commune origine et la commune destinée.
Alors nos yeux se relèvent. Ils n'osaient plus le regarder en face. Maintenant quelque chose nous attire, une fierté plus grande que tout orgueil, notre dimension enfin et notre vraie place dans ce Cœur ouvert. L'humilité de Dieu, la nôtre, est là qui se donne à CONTEMPLER.
L'orgueil a peut-être du cœur, mais c'est un cœur CLOS sur soi. L'humilité, c'est ce cœur de Dieu qui devient contagieux en se donnant à contempler. Le nôtre s'ouvre et entre en religion d'humilité.

Frère Christian de Chergé, homélie, vendredi-saint 1989, cité dans "L'Autre que nous attendons"


En la veillée pascale, 26-27 mars 2016,
vingtième anniversaire, jour pour jour, de l'enlèvement de sept moines cisterciens en leur monastère, Notre-Dame de l'Atlas à Tibhirine, en Algérie.
Le « martyre » de l'espérance
Homélie prononcée par frère Christian de Chergé, prieur de la communauté, en la vigile pascale 2-3 avril 1994

Texte de l'Evangile, Marc, 16, 1-8

Elles ne dirent rien à personne car elles avaient peur !
Etrange « Bonne Nouvelle ! mutisme et peur…
Impossible pour nous de ne pas aller jusqu'au bout de cette Parole d'évangile, au nom de la réalité qui est la nôtre, et depuis de longs mois.
Tout notre environnement participe à ce climat concret de mutisme et de peur qui empoisonne le pays et le paralyse. Et en nous-mêmes, que de complicités nouvelles avec ces réactions, au fil des événements, des informations et des rencontres. Nous n'en sommes pas très fiers. Personne d'entre nous, je crois, n'y a échappé hormis peut-être notre frère Luc.
Mutisme et peur, voici donc que l'Évangile leur accorde ici droit de cité. Mieux que cela, ils constituent, selon les meilleurs témoins, les deux derniers mots de l'évangile de Marc. Y aurait-il un mutisme, une peur évangéliques ? capables d'évangéliser les nôtres ? peut-être même de les rendre évangélisateurs ?
Reprenons le fil des événements. D'abord elles ne manquaient pas de courage, ces femmes se hâtant vers le tombeau. Les voilà, premières levées, pour un service qui aurait nécessité aussi quelques hommes : il y avait cette pierre à rouler. Or, eux, ils n'étaient pas là. Etonnant comme, autour de ce corps, qu'elles vont embaumer, tout paraît commencer : le jour - c'est grand matin -, la semaine - c'est le premier jour -, le soleil - il se lève à peine -, les parfums - ils sortent du magasin ; c'est au premier regard qu'elles voient la pierre roulée ; elles sont encore sur le seuil… Et là tout bascule. C'est le commencement absolu.
Les voici hors d'elles-mêmes, happées dans une expérience qui ressemble fort à celle des disciples lors de la Transfiguration. Le témoin vêtu de blanc a beau leur dire : N'ayez pas peur ! puis Allez dire…! elles vont fuir, tremblantes, et c'est au contraire le mutisme et la peur. La peur de ce commencement absolu qui les a surprises au lieu même où tout semblait s'achever. Le sentiment confus qu'il ne s'agit pas là d'un simple recommencement, même s'il vous attend en Galilée, comme dans vos débuts avec Lui, s'il continue de « précéder » pour que vous puissiez continuer de marcher à sa suite.
Il a suffi que ce témoin venu d'ailleurs prenne la place du Crucifié pour qu'elles entrent à corps perdu, dans cet au-delà de la mort qui va donner à leur foi la dimension de l'ESPERANCE : Le Christ notre espérance ne meurt plus : sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir ! En lui elles avaient cru… seulement voilà, depuis trois jours il était mort. Elles venaient embaumer son corps. Elles venaient embaumer leur foi en lui. Depuis, beaucoup d'autres ont réussi à le faire ! Or il n'est plus là. Leur baume est sans objet. On n'embaume pas celui qui précède. On n'embaume pas l'espérance en marche ; elle vous a saisis, mais elle reste devant, insaisissable. Celui qu'on espère, on ne le voit plus, même mort. En fait, c'était peut-être lui, le jeune homme vêtu de blanc ? C'est lui et lui seul, qui peut mener notre ESPERANCE sur son orbite, simplement parce qu'il précède en Galilée et jusqu'aux extrémités du monde. Mais désormais il n'est plus dans le monde, et ses témoins sentent bien qu'ils ne sont déjà plus « de ce monde » . Il leur faut rendre compte de cette espérance qui a passé la mort et vaincu le monde. Les voici « projetés hors d'eux-mêmes », vers l'inconnu qui traverse un tombeau vide où la place est à prendre. Il faut mourir à soi, et sans un mot, car les mots manquent quand le Verbe n'est plus là pour les donner…
Le mutisme et la peur des femmes se situent à l'exacte jointure de la foi qui sait comment parler, avec intrépidité même, et de l'espérance qui doit accepter sa logique propre faite de silence et de distance. l'Esprit-Saint fera le lien.
Il me semble que nous recevons là aujourd'hui, comme un surcroît d'appel pour ce « martyre » qui nous est destiné, celui de l'ESPERANCE. Oh ! il n'est ni glorieux ni brillant il s'ajuste exactement à toutes les dimensions du quotidien. Il définit depuis toujours l'état monastique : le pas à pas, le goutte à goutte, le mot à mot, le coude à coude… et cela qu'il faut continuer de ruminer, de corriger, de discerner, d'attendre surtout. Voilà bien le chemin par où « il nous précède » « de commencement en commencement, par des commencements qui n'ont pas de fin » pour parler comme notre père saint Grégoire de Nysse.
Et notre Galilée à nous, là où nous avons choisi de le suivre, puisque partout désormais il est DEVANT, c'est donc ce pays d'Algérie, dans son aujourd'hui pascal. Seule l'espérance peut nous y maintenir à notre place. Il aura fallu que Moussa nous le rappelle, comme d'instinct, peu après la « visite » de Noël : Nous comme vous, disait-il, nous ne pouvons nous en sortir que par l'espoir. Si vous partez, votre espoir va nous manquer, et nous perdrons le nôtre ! » Il parlait d'espoir. A nous de traduire en espérance, c'est-à-dire plus loin que l'horizon barré par la menace de la mort, puisque c'est par-delà qu'il nous « précède ». L'insécurité du lieu et du moment, la condition d'étranger, la réserve à garder, n'est-ce pas monnaie classique en régime d'espérance ? Sans oublier la confiance en l'autre et le chemin parcouru ensemble dont la vérité s'impose encore, impossible à renier.
Témoins de cette espérance pascale, nous sommes provoqués à l'être si nous voulons exorciser nos peurs trop immédiates et leur donner sens et valeur de rencontres avec l'Absolu de Dieu. Nous y inviterait aussi le beau verset coranique qui affirme : « Pour celui qui espère la rencontre du Seigneur, le terme fixé par Dieu approche » (S 29,5) De la sorte, même nos peurs peuvent contribuer à nous approcher de Dieu :
- peur du lendemain vaincue par la patience de chaque aujourd’hui, car enfin demain n’appartient qu’à Dieu et à la gloire pascale…
- peur de la mort violente, vaincue par la présence du Vivant de Pâques portant stigmates…
- peur de la guerre civile, vaincue par la certitude que la PAIX n’est pas de ce monde, pas plus que ces témoins du Ressuscité que nous sommes...
- peur de l’Islam et de ces autres croyants tentés d’intolérance, peur elle aussi vaincue d’avance par le don de l’Esprit œuvrant la communion des saints, « merveille sous nos yeux » si souvent...

Nous avons donc besoin de cette espérance pascale qui nous dit, comme aux femmes de l'évangile, que, si tout continue, rien ne sera plus comme avant. Dans cette nuit très sainte, redisons le OUI de notre baptême à Celui qui nous précède sur la terre comme au ciel (et maintenant au ciel comme sur la terre) ; et rejoignons la cohorte de ces témoins que nous déclarons justes et saints parce qu'ils ont su espérer contre toute espérance. C'est de l'intérieur du mutisme et de la peur, comme de l'intérieur du tombeau, que l'espérance peut monter, vivante comme un cri, le cri du témoin, du « martyr », d'âge en âge : « Il est ressuscité, Alleluia ! »

 

Pâques, 5 avril 2015
Christ est vivant, ressuscité


Christ est ressuscité, Alleluia ! Oh ! Oui. Mais aussi : « Celui que nous prêchons c’est un Messie crucifié » et nous ne savons rien d’autre depuis vendredi dernier, ce vendredi-saint.
Laisser l'amour prendre toute la place : laisser le jour être vraiment le jour en nous : Lumière du Christ. Laisser le Don venir et nous saisir.
Pâque vient, le troisième jour, mais pas pour effacer le cauchemar : non, aujourd'hui nous regardons, nous voyons : sur la Croix, l'Image du Dieu invisible a tenu bon contre tous les assauts qui voulaient la détruire. Jésus, là, nous donne à voir le Père, Dieu en sa Bonté désarmée, Dieu en sa Pauvreté : la toute puissance de l'Amour crucifié.
Pâque vient, le troisième jour : pas comme un divertissement après un mauvais moment. Pâque, c'est la naissance dans l'obéissance : le Fils, le Verbe, a maintenu la Relation jusqu'au bout. Je suis et je ne fais rien de moi-même (Jn 8,28),... afin que le monde sache que j'aime mon Père (Jn 14,31).
Pâque vient et l'Église, en ce troisième jour, est tout à la joie que l'Homme soit né : au-delà de son humanité : homme vivant pour Dieu dans leVIVANTde Pâque. Oh ! ce beau mystère.
Pâque : et l'Évangile estPAROLEvivante: dialogue et histoire sainte. Aucun mérite à mettre à notre compte. Ta croix, Jésus, me dit le mal dont je suis capable et tout ce bien que je ne peux pas faire... à moins que... Toi, Jésus, tu ne viennes le faire, avec moi, en moi. Alors : avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est Christ qui vit en moi. (Ga 2,20)
Ne gardez rien de ce qui se fait en vous par vos mains. Heureux les pauvres ! Rendez grâce : c'est le secret de ma Pâque vers le Père.. Allons. La table pour le repas : c'est la terre enflammée, renouvelée, recréée pour le partage. Oh ! oui : l'unique fête : Ta Présence. Et l'unique nécessaire : être avec toi et devenir ensemble le Corps de Ta Présence : Église Sainte.

Frère Christophe extrait homélie monastère Notre-Dame de l’Atlas, Tibhirine, 20 avril 1990

 

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