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La pensée cistercienne :
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          - sermons de saint Bernard de Clairvaux à partir du Cantique des Cantiques, extraits
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Dans ses sermons sur le Cantique des cantiques

                               BERNARD de CLAIRVAUX CHANTE L'AMOUR

Sermon 13       La source des bienfaits

En ce sermon Bernard développe le sujet du sermon 10 : des bienfaits que Dieu nous accorde.

pissenlitL'origine des vertus et des sciences, c'est le Christ Seigneur. La continence de la chair, le zèle du cœur, la droiture de la volonté coulent de cette source. Plus encore, la finesse de l'esprit, la splendeur de l'éloquence, le charme d'une belle conduite viennent de là ; de même que les paroles de science et de sagesse. Les bonnes résolutions, les jugements équitables, les saints désirs ne sont-ils pas des ruisselets coulant de cette source ?
Tout ce que tu peux avoir de sagesse et de vertu, attribue-le « au Christ qui est vertu de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 24). (§ 1)

Qui, demandes-tu, est assez fou pour s'imaginer qu'il tient ces biens d'une autre source ? Personne, assurément, au point que même le pharisien rend grâces ; pourtant, sa justice n'est pas louée par Dieu. En effet cette action de grâces, ne le rend pas plus agréable à Dieu. Pourquoi ? Parce que toutes les paroles de ferveur clamées par la bouche, ne suffisent pas à excuser l'insolence du cœur auprès de « celui qui de loin perçoit tout orgueil » (Ps 137,6).
Vous apercevez-vous que le pharisien, par son action de grâces, honore Dieu des lèvres, mais se rend honneur à lui-même du fond de son coeur ? (§ 2)
Ce n'est donc pas n'importe quelle action de grâces qui est agréable à Dieu, mais celle-la seulement qui jaillit d'un coeur pur et sincère dans sa simplicité.

Vraiment tu es fidèle serviteur, si rien de la gloire multiforme de ton Seigneur ne reste attaché à tes mains ; cette gloire qui ne provient pas de toi, mais qui passe néanmoins à travers toi. C'est alors que, selon le commandement du Seigneur, « ta lumière brille devant les hommes pour rendre gloire non pas à toi, mais au Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). « Tu ne cherches pas tes avantages personnels, mais ceux de Jésus-Christ » (Phil 2,11). C'est pourquoi tu t'entendras dire, toi aussi : « C'est bien, serviteur bon et fidèle, puisque tu as été fidèle en peu de chose, sur beaucoup je t'établirai » (Mt 25, 12). (§ 3)

Pour illustrer ses propos il se réfère à quelques personnages de la Bible : Joseph, David... et il conclut :(§ 4-5)

Qui croirait le mur s'il prétendait être la source du rayon de soleil qu'il reçoit par la fenêtre ? Ou si les nuages se glorifiaient d'avoir produit les pluies, qui ne s'en moquerait ? (§ 5)
Je découvre dans les saints des traits dignes de louange et d'admiration. Alors « je loue Dieu dans ses saints » (Ps 150, 1). Qu'il s'agisse d'Elisée ou du Grand Elie, eux qui ont ressuscité des morts, ce n'est pas par leur puissance, mais par leur ministère qu'ils nous font voir des prodiges nouveaux et extraordinaires. en fait c'est Dieu « qui, demeurant en eux, accomplit lui-même ces œuvres » (Jn 14, 10). Invisible et inaccessible en soi, il est visible et admirable dans les siens ; lui seul est admirable « qui seul accomplit des merveilles » (Ps 71, 18).
Si une peinture ou une écriture est digne d'éloge, il n'en faut rapporter le mérite ni au pinceau, ni à la plume, pas davantage que l'excellence d'un beau discours ne provient de la langue ou des lèvres. Il est temps que le prophète parle lui-même : « La hache, dit-il, se glorifiera-t-elle contre celui qui coupe avec elle ? La scie se vantera-t-elle contre celui qui la fait aller ? Comme si la verge se redressait contre celui qui la lève et que le bâton se vante alors qu'il n'est que bois » (Is 10,15). (§ 6)

Que nul d'entre vous n'aspire à être loué en cette vie. Car tout éloge que tu cherches à obtenir ici-bas sans le rapporter à Dieu, tu le lui voles. Même si tu resplendis de prodiges et de signes, ils s'opèrent par ta main, mais grâce à la puissance de Dieu.
Pour remercier des biens de la grâce multiforme qui se manifeste en vous, rapportez toute louange à Dieu, auteur et dispensateur de tout ce qui est louable. Et faites cela, non pas en simulant, comme les hypocrites, ni en pure routine, comme les gens du monde, et pas non plus par une sorte d'obligation, comme des bêtes de somme destinées à porter des charges. Non, pas de cette façon, mais comme il convient à des saints : avec une foi sincère, une ferveur attentive, une joie reconnaissante mais non relâchée. (§ 7)
Ces préliminaires ne me semblent pas étrangers au sujet.
Quoi de plus logique pour l'épouse que de reconnaître ces parfums comme un cadeau de l'Époux ? (§ 8)
Disons donc, nous aussi, en suivant les traces de l'épouse : «  Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne ta gloire » (Ps 113, 9) Disons donc, disons-le avec des cris jaillissant du fond du cœur bien plus que des lèvres de la bouche. « Que nous mettions notre gloire dans la louange », non pas la nôtre, mais « la tienne » (Ps 105, 47) dans les siècles des siècles. (§ 9)
 

Dans le sermon 14 Bernard explique que l'Eglise est l'épouse ; ce ne peut être le peuple juif, « la Synagogue » qui se reconnaît pourtant comme telle.
Sous la conduite de l'esprit de liberté, elle (l'Eglise) pénètre hardiment jusqu'au coeur du Christ. (§ 4)

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Sermon 1. Pour une jubilation du cœur

2. Le baiser : Jésus, homme et Dieu

3. Miséricorde

4. Du pardon à la communion

(Pas d'extraits du sermon 5 qui répond à des questions parti-culières de ceux qui l'entourent)

6. Justice et miséricorde

7. « Du trop plein du cœur »

8. Communion d'amour
(La Trinité)

9. « Le désir de son cœur »

10. Des bienfaits de Dieu

11. Le plus grand des dons

12. Compassion